
Marie-Alice Sinaman est l’une des rares humoristes féminines sur la scène réunionnaise. Elle connaît bien les femmes dont leur vie, leur caractère l’inspirent pour l’écriture de ses spectacles. Mais elle, qui est-elle vraiment ?
Femme Magazine : Quelle est la dernière chose que vous avez entendu dire ?
Marie-Alice Sinaman : (rires) C’était avec Colette. Elle m’a fait lire la liste des invités pour son anniversaire.
F. M. : Votre personnage préféré sur scène ?
M. S. : « Madeleine Bonbon L’amour ». Elle ressemble à beaucoup de femmes de mon entourage. En fait elle existe vraiment car c’est une copine de ma mère. Puis il y a un peu de moi : j’aime chanter. De nombreuses chansons me rappellent un moment de ma vie. Cette référence musicale est très agréable dans la vie de tous les jours.
F. M. : Avec quel comique aimeriez-vous faire un duo ?
M. S. : Avec Dany Boon. J’apprécie ce qu’il est et ce qu’il fait. Il a, en plus, une bonne tête.
F. M. : Combien de fois riez-vous par jour ?
M. S. : Une journée sans rire n’existe pas.
F. M. : L’homme idéal ?
M. S. : « Prince de Lu ».
F. M. : Combien de temps prenez-vous à vous préparer ?
M. S. : En général, je mets 15 à 20 minutes. Tout est déjà repassé et puis je me maquille très, très peu.
F. M. : Vos secrets de beauté ?
M. S. : La bave d’escargot ! (Rires) Non, non je suis très sérieuse. Je l’achète en pharmacie, ce n’est pas celle de mon jardin.
F. M. : Plutôt tailleur jupe ou jean’s/tee-shirt ?
M. S. : Sans conteste : la jupe. J’assure et j’assume complètement ma féminité. Par exemple, je ne supporte pas d’avoir mes sous-vêtements dépareillés. Quelle horreur ! Je le vis très mal.
F. M. : La personne que vous appelez le plus souvent ?
M. S. : Aurélie, une amie.
F. M. : Celui/celle qui vous fait rire ?
M. S. : Jean-Laurent (ndlr : Faubourg).
F. M. : Le livre sur votre table de chevet ?
M. S. : « La bonne semence ». C’est une amie, Linda, qui m’a offert ce livre. Chaque jour, après la prière, je lis une parole chrétienne. C’est la parole du jour.
F. M. : Une chanson ringarde que vous écoutez régulièrement ?
M. S. : Mais je n’écoute pas de chansons ringardes ! J’ai toujours de la bonne musique notamment dans ma voiture. D’ailleurs, régulièrement, mes amis me demandent ce que j’écoute car ils apprécient. Actuellement, je ne me lasse pas de la chanson de Noria Jones, « Turn me on » qui est la bande originale du film « Love actually ».
F. M. : Les tics de langage qui vous insupportent ?
M. S. : Les personnes qui ponctuent leur phrase d’un « tu vois ce que je veux dire ». Comme si je n’étais pas capable de comprendre le sens de la question ou des propos tenus par la personne qui se trouve en face de moi. Bien sûr que je comprends et en plus j’entends !
F. M. : Le film à revoir plusieurs fois ?
M. S. : « Love actually ». Ce sont plusieurs histoires dans un même film. J’attends avec impatience de voir le film « Valentine’s day » qui est dans le même genre et qui est sorti récemment.
F. M. : Une personne qui vous manque ?
M. S. : Matthieu.
F. M. : En admiration devant...
M. S. : Les chanteurs qui montent sur scène et qui font passer des émotions, juste avec leur voix. J’aurais vraiment aimé pouvoir chanter et savoir jouer d’un instrument.
F. M. : Les vacances idéales pour vous ?
M. S. : Un hôtel. Les pieds dans l’eau. Farniente. Ne rien faire. Du repos.
F. M. : Une peur que vous ne parvenez pas à contrôler
M. S. : J’ai appris à contrôler l’avion, mais j’ai toujours un peu peur. Plus généralement, j’ai la peur du vide.
F. M. : Plutôt à la maison ou plutôt en soirée ?
M. S. : Plutôt à la maison. Avec les spectacles, je sors quand même pas mal.
F. M. : Votre dernière gourmandise ?
M. S. : Du chocolat et plus précisément du « Toffee » ramené du Duty free de l’aéroport.
F. M. : Vous remonteriez le temps pour...
M. S. : M’excuser.
F. M. : Quelles sont vos superstitions ou croyances ?
M. S. : Je tourne toujours le dos à la porte après minuit quand je rentre chez moi. J’avais aussi le syndrome du chat noir à faire le signe de croix quand j’en voyais un. Jusqu’au jour où mon fils m’en a ramené un à la maison. Et j’avoue que je ne pouvais pas faire ce geste toutes les cinq minutes.
F. M. : Si vous étiez un animal
M. S. : Un chat mais pas noir.
F. M. : Un mot pour qualifier votre vie actuelle
M. S. : Tranquille.
Véronique Tournier ; photo : recto verso/femme magazine
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